Hans HARTUNG (1904-1989)

T1952-34, 1952

T1963-K29,1963

T1983-H41, 1983

T1988-E41, 1988

  • T1952-34, 1952

    Huile sur toile
    27 x 41 cm (10 5/8 x 16 1/8 inches)
    Signé et daté Hartung 52 en bas à droite

    Certificat d’authenticité établi par la Fondation Hartung Bergman

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  • T1963-K29,1963

    Acrylique sur toile
    81 x 60 cm (31 7/8 x 23 5/8 inches)

    Cette œuvre est enregistrée dans les Archives de la Fondation Hartung Bergman

    Details Contactez nous

  • T1983-H41, 1983

    Acrylique sur toile
    100 x 73 cm (39 3/8 x 28 3/4 inches)

    Cette œuvre est enregistrée dans les Archives de la Fondation Hartung Bergman

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  • T1988-E41, 1988

    Acrylique sur toile
    180 x 141,9 cm (70 7/8 x 55 7/8 inches)

    Cette œuvre est enregistrée dans les Archives de la Fondation Hartung Bergman

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T1952-34, 1952

Huile sur toile
27 x 41 cm (10 5/8 x 16 1/8 inches)
Signé et daté Hartung 52 en bas à droite

Certificat d’authenticité établi par la Fondation Hartung Bergman

T1963-K29,1963

Acrylique sur toile
81 x 60 cm (31 7/8 x 23 5/8 inches)

Cette œuvre est enregistrée dans les Archives de la Fondation Hartung Bergman

T1983-H41, 1983

Acrylique sur toile
100 x 73 cm (39 3/8 x 28 3/4 inches)

Cette œuvre est enregistrée dans les Archives de la Fondation Hartung Bergman

T1988-E41, 1988

Acrylique sur toile
180 x 141,9 cm (70 7/8 x 55 7/8 inches)

Cette œuvre est enregistrée dans les Archives de la Fondation Hartung Bergman

Hartung est communément présenté comme porte-drapeau de l’ « Ecole de Paris » et de l’ « abstraction lyrique » et considéré avant tout comme un peintre d’après-guerre. Pourtant, dès la fin des années 30, l’artiste, né à Leipzig en 1904, a déjà participé à de nombreuses expositions dans toute l’Europe. Son parcours commence véritablement en 1922 quand, âgé d’à peine 18 ans, il produit une série d’aquarelles frappantes par leur pure expressivité, alors même qu’il ignore les théories de Kandinsky. C’est le début d’une carrière qui durera près de soixante-dix ans et sera rythmée par d’incessantes innovations techniques. Artiste à l’œuvre paradoxale, Hartung s’avèrera souvent à contre-courant de l’image que la critique construit de lui, avec pour résultat une « réception faussée » (Annie Claustres). Présenté comme le chantre d’une peinture gestuelle, lyrique et émotionnelle, il se passionne pourtant aussi pour les mathématiques, et sa peinture ne se comprend pleinement qu’en tenant compte de sa part rationnelle : des années 30 à la fin des années 50, il produit ses peintures en reportant point par point, selon la technique de mise au carreau, ses petits formats exécutés spontanément sur papier. Les années 60 marqueront par ailleurs un tournant. Hartung cessera de travailler par report, mais inscrira encore sa peinture dans une patiente recherche d’innovation technique, notamment par la fabrication de multiples outils. 1960, c’est également la date à laquelle il remporte le grand prix de peinture de la Biennale de Venise, atteignant le sommet d’une reconnaissance internationale. Hartung ne cessera jamais de créer, peignant avec toujours plus d’ardeur jusqu’à ses derniers jours, dans sa propriété antiboise qu’il s’est conçue pour pouvoir travailler dans des conditions optimales.

Outre une existence dédiée à la peinture et à la création, la vie de Hans Hartung est un parcours dans l’Histoire, à laquelle il se confronte en interrompant sa carrière durant la seconde guerre mondiale. Par deux fois, il s’engagera dans la Légion Etrangère pour combattre aux côtés de la France contre son pays d’origine, l’Allemagne, et perdra une jambe au combat. Il obtiendra en 1946 la nationalité française. Sa vie et son parcours sont également indissociables de ceux d’Anna-Eva Bergman, femme artiste qu’il rencontre en 1929 à Paris. Mariés en 1929, quelques mois à peine après leur rencontre, ils divorceront toutefois en 1938. Dès 1939, Hartung se remarie avec l’artiste Roberta Gonzalez, fille du sculpteur Julio Gonzalez. Après l’épisode de la guerre et son retour à Paris, Hartung recroise le chemin d’Anna-Eva Bergman en 1952. Ils reprennent le cours de leur relation ; Hartung divorce de Roberta Gonzalez et épouse à nouveau Bergman en 1957. Peu de temps après, alors installés dans leur atelier de la Rue Gauguet à Paris, ils font le projet de concevoir sur la Côte d’Azur une villa-atelier où chacun pourrait travailler dans un espace parfaitement adapté à ses besoins. Ils achètent une oliveraie en 1960 à Antibes et Hartung conçoit les plans de la propriété. En 1973, après cinq ans de construction, le couple s’installe au « Champ des Oliviers », avec déjà en tête l’idée de faire de ce lieu, après leur mort, un endroit dédié au rayonnement de leurs œuvres.

extrait du site : Fondation Hartung Bergman

Hans Hartung – La fabrique du geste

À l’occasion de sa réouverture après une année de travaux de rénovation, le Musée d’Art Moderne de Paris présente Hans Hartung, La fabrique du geste du 11 octobre 2019 au 1er mars 2020. La dernière rétrospective dans un musée français datant de 1969, il était important de redonner à Hans Hartung (1904-1989) toute la visibilité qu’il mérite. L’exposition porte un nouveau regard sur l’ensemble de l’œuvre de cet artiste majeur du XXe siècle et sur son rôle essentiel dans l’histoire de l’art. Hans Hartung fut un précurseur de l’une des inventions artistiques les plus marquantes de son temps : l’abstraction. Acteur d’un siècle de peinture, qu’il traverse avec une soif de liberté à la mesure des phénomènes qui viennent l’entraver – de la montée du fascisme dans son pays d’origine l’Allemagne à la précarité de l’après-guerre en France et à ses conséquences physiques et morales – jamais, il ne cessera de peindre. Le parcours de la rétrospective comprend une sélection resserrée d’environ trois cent œuvres, provenant de collections publiques et particulières françaises et internationales et pour une grande part de la Fondation Hartung-Bergman. Cet hommage fait suite à l’acquisition du musée en 2017 d’un ensemble de quatre œuvres de l’artiste. L’exposition donne à voir la grande diversité des supports, la richesse des innovations techniques et la panoplie d’outils utilisés durant six décennies de production. Hans Hartung, qui place l’expérimentation au cœur de son travail, incarne aussi une modernité sans compromis, à la dimension conceptuelle. Les essais sur la couleur et le format érigés en méthode rigoureuse d’atelier, le cadrage, la photographie, l’agrandissement, la répétition, et plus surprenant encore, la reproduction à l’identique de nombre de ses œuvres, sont autant de recherches menées sur l’original et l’authentique, qui résonnent aujourd’hui dans toute leur contemporanéité. Hans Hartung a ouvert la voie à certains de ses congénères, à l’instar de Pierre Soulages qui a toujours admis cette filiation. L’exposition est construite comme une succession de séquences chronologiques sous la forme de quatre sections principales. Composée non seulement de peintures, elle comprend également des photographies, témoignant de cette pratique qui a accompagné l’ensemble de sa recherche artistique. Des ensembles d’œuvres graphiques, des éditions limitées illustrées, des expérimentations sur céramique, ainsi qu’une sélection de galets peints complètent la présentation et retracent son itinéraire singulier. Afin de mettre en relief le parcours d’Hans Hartung, en même temps que son rapport à l’histoire de son temps, cette exposition propose des documents d’archives, livres, correspondances, carnets, esquisses, journal de jeunesse, catalogues, cartons d’invitations, affiches, photographies, films documentaires, etc. Figure incontournable de l’abstraction au XXe siècle, Hans Hartung ne se laisse pas pour autant circonscrire dans ce rôle de précurseur historique, car sa vision d’un art tourné vers l’avenir, vers le progrès humain et technologique, vient nous questionner aujourd’hui encore. Le parcours met en tension et en dialogue ces deux aspects complémentaires qui constituent le fil rouge de cette exposition. Un catalogue comprenant une quinzaine d’essais et une anthologie de textes est publié aux Éditions Paris Musées.

HANS HARTUNG | The last paintings